« L’ACAJ regrette l’annulation du sommet de Luanda »
Kinshasa, le 16 décembre 2024 : L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice, ACAJ en sigle, regrette l’annulation du sommet tripartite, de Luanda (Angola), qui devait permettre aux chefs d’Etat Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, de la
République Démocratique du Congo (RDC), Paul KAGAME, du Rwanda et João Lourenço, de l’Angola, de signer l’Accord sur le rétablissement de la paix dans la région des Grand-Lacs, en général et l’Est de la RDC, en particulier ;
En effet, selon le communiqué de la présidence angolaise, les deux parties ne sont pas parvenues à vider toutes leurs divergences notamment celle relative à la demande, du Ruanda de faire inclure dans l’Accord l’engagement de la partie congolaise à dialoguer directement avec le M23 ;
Nous regrettons profondément cette annulation, qui éloigne encore la perspective du retour de la paix ; ainsi que le retour des réfugiés et des déplacés internes dans leur milieux de vie, dans la Sous-région des pays des Grand-Lacs, en général et de la RDC, en particulier ;
Le retour de la paix, réfugiés et des déplacés internes, devra être considéré, par les dirigeants de deux gouvernements comme primordial et Urgent, et que les discussions politiques, notamment celles entre Kinshasa et M23, sont fondamentalement accessoires au regard de l’ampleur des violations graves des droits de l’Homme qui se commettent chaque jour, qui passe, a déclaré Me Georges KAPIAMBA, Président de l’ACAJ ;
A ces propos, l’ACAJ rappelle que plusieurs dirigeants du M23 sont sous sanctions des Nations Unies et des États-Unis d’Amériques pour leur rôle dans les violations graves des droits de l’homme commises à l’Est de la RDC ; Ces violations sont caractérisées par des actes de meurtres, assassinats, enlèvements, détention arbitraire, extorsions, viols massifs, tortures, autres traitements cruels et dégradants, enrôlement d’enfants au sein des forces combattantes, se poursuivent jusqu’à ce jour en toute impunité ;
L’ACAJ constate avec étonnement que la Cour Pénale Internationale traîne à déclencher son action contre les auteurs, alors que les souffrances qu’endurent les refugies, les déplacés internes, femmes, hommes, jeunes filles, jeunes garçons et vieillards à cause de ces violences ne font qu’augmenter ;
Au regard de ce qui précède, l’ACAJ, tout en félicitant le Facilitateur de l’Union Africaine, le Président João Lourenço pour ses efforts inlassables dans la recherche de la paix pour la Région des Grands-Lacs, recommande :
- Aux gouvernements de la RDC et Rwanda, de rester engagés de bonne foi dans la recherche de la paix durable pour la Région des Grand-Lacs, en général, et l’Est de la RDC, en particulier dans le meilleur délai ;
- De s’aviser qu’aucune discussion politique ne pourra exonérer les plus hauts responsables politiques et/ou militaires, des crimes graves, en cours de Commission à l’Est de la RDC de leur responsabilité pénale nationale ou internationale qu’elle que soit l’amnistie éventuelle qui serait en train d’être envisagée ;
- Aux Conseils de Sécurité de Nations Unies, l’Union Africaine et l’Union Européenne, d’analyser minutieusement cette situation et envisager déjà d’éventuelles nouvelles sanctions contre les dirigeants qui entravent le processus de paix mené par le Président João Lourenço et/ou encouragent des violations graves des droits de l’homme a l’Est de la RDC ;
- A la Cour Pénale Internationale, d’accélérer l’examen de la plainte déposée contre les plus hauts responsables politiques, militaires et sociétés multinationales des crimes graves et tirent profit de l’exploitation illégale des ressources naturelles de l’Est de la RDC, raison réelle des violences qui s’y mènent depuis plusieurs
décennies ; - Aux victimes, de se mobiliser davantage pour faire entendre leur voix et défendre leur droit à la justice tant sur le plan et international.
Pour toute information supplémentaire, contactez :
Me Georges KAPIAMBA, Président de l’ACAJ
Téléphone : + 243 81 048 8537, 814178272
Email : acajasbl@yahoo.fr, info@acajrdc.org
